La Roumanie
Bucarest
La nuit cest bien passée. Jai été contrôlé au moins six fois. A chaque fois pour des choses différentes : photo du passeport, prise du nom sur un fichier, date de validité du passeport, contenu des bagages, estampillage du passeport, contrôle du billet de train. En me réveillant la nuit (train sans couchette, juste assis), jai admiré un superbe paysage, des gorges avec la rivière qui coule en bas.
| La campagne roumaine me
semble pauvre. Elle me rappelle lEgypte par moment
(boeuf, âne, charrue,..) mais quelques industries en
très mauvais état font la différence. Bucarest : me voilà à lhôtel. Jai retrouvé Dan, une connaissance roumaine de Belgique, à la gare. Cest génial, jai visité Bucarest avec lui. Il ma raconté la révolution quil a vécue en 1989. Il mexplique la vie roumaine, et je me rends compte quà part le pouvoir dachat il ny a pas grand chose de différend avec la Belgique. Le manque total darchitecture peut-être, ceci dû au fait que Ceausescu a tout détruit pour reconstruire. |
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Ce soir là, cétait le match de coupe du monde Roumanie-Croatie. Jai regardé le match avec Dan. Les roumains ont perdus. Dommage, jaurais voulu voir Bucarest avec toute sa population dans les rues. Cest amusant, quand Dan parle de la Roumanie il dit mon pays et quand il parle de la Belgique il dit notre pays. Cest comme une double identité. Jai rencontré deux roumains durant le match, deux étudiants qui ont pu mexpliquer leur pays. Cela confirme les dires de Dan. Eux veulent connaître la Belgique.
De retour à lhôtel je me suis laver et fait ma lessive. Dans lhôtel, il y a la télévision avec trois chaînes en français et, cest amusant, sur TV5 il y avait une interview de Phillipe Gloaguen du "Routard". Quelle coïncidence; A Bucarest !! Sur M6 cest le film "Cartouche" avec Jean-Paul Belmondo. Au départ, je voulais aller en camping mais le prix de lhôtel est inférieur quoique je croyais que cétait 500 francs la nuit mais recalculer cela fait 900 francs la nuit. Quimporte cela me permet de faire la lessive et de dormir une fois sur un matelas décent, quoique la chambre soit un peu vétuste.
Brasov
Parti de Bucarest, je me retrouve dans un bus pour Bran vers le Château de Dracula. Pas mal pour en arriver là. A ma descente de train, jai été accosté par un loueur de chambre. Celui-ci figure dans le "Lonely Planets". Il loue ses chambres à 10$ la nuit. Il était insistant. Même un chauffeur était prévu. Cinquante francs belges la course. Bon je visite de la chambre, deux salles de bains pour quatre chambres, plus une cuisine. Le quartier nest pas génial, un peu bruyant mais pour 10$. Javais envie décrire au "Guide du Routard". Cest vrai !! Pourquoi y aurait-il que des anglophones qui en profiterait. Cest pas dégeux et puis bon marché. En plus le gars, il aide. On a droit à une carte (autre chose que celle du "Routard"), il aide aussi à trouver Bran parce que le bus 20 (sur lequel ne figure aucun numéro) cest pas facile de savoir où le prendre. Quant au réservation de train, cest pas simple non plus. Il a même conduit une japonaise jusquà larrêt du bus pour Bran. Donc je lai revu 3 fois. La chambre nest pas dans le centre historique mais cest à 5 minutes à pied.
| Bran, cest pas terrible. Le château est petit. On dirait un château Barbie mais la balade est belle. Douze francs pour aller jusquà Bran, cest pas cher surtout pour 30 kilomètres. | ![]() |
Quelques réflexions de Dan sur la Roumanie :
- Chaque Roumain connaît le moteur de sa Dacia.
- Il ont tout mais il ne sont pas assez riche que pour se le payer.
Brasov est divisé en deux, dune part une énorme cité H.L.M. fruit du socialisme et dautre part une vieille ville très belle. On se demande dailleurs si les socialistes nétait pas idiot vu ce quils ont détruit. Dan me parle dun tremblement de terre à Bucarest en 1977. Seul les immeubles socialistes ont résisté. Plus solide et conçu pour résister à une amplitude de Richter plus forte.
A lendroit où jai logé à Brasov, jai rencontré deux américaines étudiantes en religion, deux anglaises et un couple de Norvégien. Cela renforce ma conviction que ce genre de voyage ne se pratique que par les anglo-saxons. Coïncidence, il font à peu près le même trajet que moi.

En route pour Sighisoara
Me voilà dans le train pour Sighisoara. Les trains roumains cest pas çà. Non seulement ils sont sales, inconfortables, lent, puant, mais cela irait si il ny avait pas ce système de réservations. Chaque train a son guichet où il faut réserver. Cela ne sert à rien, car il y a de la place dans le train. Cest encore un héritage du système socialiste. Une heure pour obtenir une place qui ma coûté sept francs cinquante. Il rigole de qui ici ?
Dans le train, je rencontre une fille qui parle langlais. Elle me confirme ce que Dan disait. Elle veut partir aux Etats-Unis et se marier avec un américain pour quitter la Roumanie. Les gens sont pauvres en Roumanie. Leur pouvoir dachat est faible. La connaissance dune seconde langue nest pas obligatoire en Roumanie, cela dépend du désir de chacun. Le phénomène G.S.M. est énorme en Roumanie en raison de la vétusté du téléphone d état. La preuve cela ne marchait pas à lhôtel à Bucarest. Alors les gens achètent un G.S.M. installé par Alcatel France. Beaucoup de gens en rue circule avec un G.S.M..
Sighisoara et le phénomène « sac à dos »
Pour la première fois, je circule avec mon sac à dos. Deux choses marrive. La première, cest la mendicité. Beaucoup denfant, reconnaissant en moi un étranger, me sollicite, me demande laumône. Deux personnes moffre lhébergement dont une me le propose en allemand. Mais le plus beau reste à venir.
Sur la place de Sighisoara jai fait quelques photos, pas grand chose sinon la maison de Vlad Tepes .Ensuite, jai pris mon guide du Routard. Je le parcoure. A ce moment une demoiselle madresse la parole. Elle veut savoir ce que raconte le guide sur la ville de Sighisoara. La fille parle en français. Jusquà présent, jai souvent été accosté en Anglais. Elle mexplique que son ami est guide touristique. En fait, il désire développer le tourisme à Sighisoara. Cest vrai, il y a moyen de faire quelque chose. Cest une belle ville et pas des masses de touristes. |
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Il mexplique ses projets. Il me donne un aperçu de la ville à partir de la tour de lhorloge quil me fait visiter gratuitement. Il me montre même une partie qui nest pas accessible au public. Il mexplique lhistoire de la ville. En échange, je vais lui envoyer de la documentation sur la Transylvanie. Il na même pas voulu deux cents francs pour la visite. Effet sac à dos ? Je nen sais rien mais quelle richesse dans la rencontre. Cest pour cela que je veux voyager de la sorte. Jespère le revoir un jour. En tous cas jai son adresse. |
Roumanie 2ème partie
Pendant le passage de la frontière, je remarque un trafic (comme à laller). Cette fois se sont des cigarettes et une grosse liasse de billet de banque. Les douaniers ne sont pas tendre avec les Roumains et les Bulgares. Mais je sens quils me montrent plus de respect à moi, un Belge. Il sassied pour remplir les papiers et ne hurle pas comme sur les Roumains ou les Bulgares qui sont fouillés corps et bagages (malgré cela des choses passent encore.).
A Bucarest, je téléphone à Dan. Il me fait visiter une autre partie de Bucarest. Les parcs et le monstre construit par Ceausescu. Je loge à lhôtel en face de la gare. Jai une salle de bains et la télévision. Jappris que si je prenais une chambre sans salle de bains le prix aurait encore été moindre. Jai limpression que je voyage dans le luxe. Je regarde la télévision toute la soirée. Jai appris lexplosion au Bazar dIstanbul et je téléphone à mes parents pour les rassurer.
Jai pris le train tôt le matin pour Sinaïa. Je décide dessayer une chambre chez lhabitant. Je me retrouve dans une ferme. La chambre est correcte. Elle est propre et le prix est bas. Je regrette juste une chose : la pluie qui tombe et ma méconnaissance de la langue Roumaine. Elle me permettrait daffiner les contacts.
| Le château Peles est merveilleux, de toute beauté. Du Louis II de Bavière dans les Carpates Cest la première fois que je dois chausser des patins pour visiter un endroit. Cest le plus merveilleux exemple de style rococo quil mait été donné de voir. A coté de cela le monastère fait pale figure même si il est plus vieux. | ![]() |
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Je regrette davoir prit une chambre à Sinaïa. Je narrive pas à combiner le transport pour Sibiu. Je renonce, jirait à Brasov. Cest bien gentil les toilettes chez les gens mais si la nuit ils ferment la porte comment je fais mes besoins. Je choisis finalement lévier. De retour à Brasov, je vais au Mc Donald. Cest là que les toilettes sont les plus propres. Ensuite je prends le bus pour Risnov : 7 francs, cest correct. A Risnov, je monte en haut de la forteresse. Ce quil en reste. De là haut, une vue formidable. Les ruines ne valent vraiment pas la peine. |
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Je suis un peu perdu. Cela fait trois jour que je passe mon temps à attendre. Depuis Sophia où il ny a rien à voir. Jessaye daller plus loin que Brasov mais en deux heures, jen ai fait le tour. Sinaïa, jen ai fait le tour en quatre heures et encore jai pris mon temps.
Conséquence, mon rythme ralenti.
Je retourne sur Brasov et je découvre des choses que je navait pas vu. Lintérieur de léglise noire et la citadelle où je tombe en plein mariage. Je retourne à la gare où jattend à nouveau. Je rencontre à nouveau Greg et Maria.